Le livre des colons au Québec

lelivreducolonauquebecSur proposition de Pierre G. du Québec.

Vous trouverez ci dessous un lien pour télécharger un livre qui était offert au nouveaux arrivants désirant devenir colons lors de la colonisation du nord du Québec en 1902.
Cet ouvrage contient des renseignements utiles pour l'époque en utilisant un langage très simple.
Il dégage une certaine sagesse (pouvant être prise pour de la naïveté aujourd'hui) de même que de nombreuses brides d'humour transpirent tout au long de la lecture de ce livre.

http://ia700307.us.archive.org/21/items/lelivreducolonre00mont/lelivreducolonre00mont.pdf

Le Rocket Stove

Le poêle fusée (“Rocket Stove” ou “dragon de feu”)

rocket-stove

Les poêles de masse de type “Rocket” permettent une consommation de bois minimum pour une grande efficacité calorifère. La part des anges peut être réduite au minimum. Cette technique permet une combustion du bois à très haut rendement. Il est possible de récupérer plus de 80 % du pouvoir calorifique du bois, avec une post-combustion qui brûle les fumées en réduisant les émissions de monoxyde de carbone, les particules fines et autres polluants habituellement générés par la combustion au bois.
La particularité du système est de créer une aspiration des flammes dont la chaleur va ensuite être propulsée dans un circuit qui va chauffer un banc thermique.

Un rocket stove peut être auto construit facilement avec des éléments de récupération ou des briques réfractaires...
Dans sa version simple on l’utilise comme outil de cuisine pour assurer une chauffe rapide des plats.
La haute température et un apport d'air important sont primordiaux pour obtenir une combustion complète du bois et un bon fonctionnement du rocket stove car même les fumées sont brûlées.
Dans le cadre d’une réalisation intérieure, il est possible de concevoir un poêle fusée associé à une masse construite autour de la chaleur expulsée pour assurer un chauffage diffus et prolongé.

Dans une version plus élaborée il est possible de construire une batterie thermique associé à un chauffe eau.
L’alimentation peut être mise en place dans une pièce connexe (la buanderie) et la masse thermique dans le séjour. Dans ces conditions, la pièce à vivre principale n’aura ni poussière, ni fumée, ni salissure de bois.

Installation complète 
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Les différentes parties du Rocket Stove :
-1 La chambre de combustion ou tunnel d’alimentation (bidon ou bouteille de gaz)
-2 Le tunnel de combustion (en briques réfractaires ou bouteille d’oxygène)
-3 La colonne, corps de chauffe ou cheminée interne (20 cm de diamètre idéalement en acier)
-4 L’enveloppe de la colonne ou conteneur (corps de chauffe eau)
-5 Les cendriers
-6 La trappe d’accès au cendrier.
-7 Le banc de masse avec la tubulure à l’intérieur avec une légère pente.
-8 La bauge, (terre crue mélangée avec de la paille.)
-9 La trappe des condensats en “T” au bout du conduit d’évacuation.
-10 Clé de tirage pour jouer sur la sortie d’air et fermer en fin de combustion.


Quelques conseils préliminaires :

  • Pour limiter les frais et utiliser des matériaux solides, vous pouvez récupérer et recycler une bouteille de gaz (1), un extincteur hors d’usage, des bouteilles d’air comprimé (2), des veilles chasse d’eau colonne en acier (3), la cuve d’un chauffe eau (4), des tuyaux d’irrigation en aluminium pour l’évacuation de l’air (7) etc... Les chaudronniers ou les ferrailleurs peuvent vous apporter des solutions équivalentes à ce qui précède.
  • Comptez entre 70 et 130 cm pour la hauteur de la cheminée interne (colonne de chauffe).
  • Si vous utilisez un bidon d’huile, décapez la peinture en la brûlant à l’extérieur pour éviter les émanations à l’occasion des chauffes à venir.
  • Avant de vous lancer dans une opération maçonnée il est préférable de tester la mise en forme et les tubulures en réalisant un montage temporaire dans le jardin pour tester la combustion, l’alimentation et la ventilation. L’efficacité de l’ensemble dépend à la fois du diamètre des canalisations, de leur longueur et de leur hauteur. L’installation provisoire ne sera pas aussi efficace que l’installation définitive avec ses liants et ses joints colmatés, mais elle permettra d’avoir une idée du résultat potentiel.
  • Posez l’ensemble de l'installation sur des plaques de béton cellulaire ou sur un lit de briques réfractaires pour isoler l’installation.
  • Vous pouvez coller les briques et assurer les joints entre les tubulures avec de l’argile ou du ciment réfractaire.
  • Pour assurer l’isolation entre la colonne et son enveloppe, vous pouvez utiliser de la perlite, de la vermiculite ou du pouzzolane. A défaut, utilisez de la cendre ou de la terre.
  • Attention à ne pas utiliser de galvanisé pour la tuyauterie de votre poêle. Les vapeurs dégagées par ces matériaux sont très très nocives.
  • L’essentiel est d’assurer l’étanchéité des fumées à l’intérieur du circuit pour éviter tout risque de diffusion de monoxyde de carbone. Vous pouvez assurer ce calfeutrage avec un mélange de terre argileuse et de paille. A défaut pour remplacer la paille vous pouvez utiliser des aiguilles de pin.
  • Les tuyaux utilisés pour le banc thermique doivent être en légère pente pour assurer l’évacuation des condensats.
  • La masse autour des tuyaux d’évacuation est réalisée avec de la terre argileuse mélangée avec de la paille et des pierres.
  • Prévoyez un regard à la sortie du baril d’échange thermique pour pouvoir récupérer les cendres.
  • Prévoyez un autre regard à l’extrémité du conduit d’évacuation pour pouvoir intervenir dans le circuit et le nettoyer si nécessaire.
  • La chaleur pouvant atteindre les 1000° dans le tunel de combustion, évitez de poser les tubulures ou les briques réfractaires directement sur le sol.
  • Pensez à bien dimensionner votre masse d'accumulation, comptez environ 1mètre linéaire pour 6 à 8m2 habitables.
  • L’approvisionnement du tunnel d’alimentation doit être réalisée avec des petites bûchettes. Vous pourrez utiliser avec profit le BRF (bois raméal fragmenté) que vous aurez coupé et utilisé pour vos plants au printemps et qui aura séché entre temps. Une fois que le poêle est bien lancé vous pourrez mettre des branches plus longues (1 mètre ou plus). Au fur et à mesure de leur combustion les branchages descendrons petit à petit au fond du tunnel d’alimentation.
  • Lorsque la combustion est terminée et que vous avez décidé de ne plus alimenter votre poêle, vous pouvez fermer le tunnel d’alimentation et la cheminée avec la clé de tirage pour garder la chaleur dans le circuit le plus longtemps possible.
  • Dans l’idéal et suivant les besoins, les fumées résiduelles chaudes peuvent être utilisées pour chauffer une serre ou pour réchauffer un digesteur de production de méthane. (+Pxxx). Si nécessaire et si la poussée n’est pas suffisante, vous pouvez installer un extracteur d’air chaud en bout de circuit.
  • Pour cuisiner et suivant les températures souhaitée vous pouvez poser sur la surface de cuisson une plancha ou une cloche métal ou à défaut un faitout retourné pour faire office de mini four pour faire cuire le pain ou autre...

Parce qu'une image vaut mille mots :

Une simple Rocket Stove en vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=aLh7FVla6RU

Un Rocket Stove avec banc de chaleur en vidéo accélérée : http://vimeo.com/15737508
Le même en photo détaillées : http://www.ecologie-pratique.org/mediagallery/album.php?aid=1621


Exemples de réalisations en photos : 

1 - http://www.ecologie-pratique.org/mediagallery/album.php?aid=1357&page=1

2- https://picasaweb.google.com/105624685754634260213/RocketStove#5518628607908638594

3- https://picasaweb.google.com/115138364372768055787/PoeleDeMasseRocketStove

4- http://blog.tricofolk.info/2010/12/13/rocket-stove-et-chauffage-ecologique/

5- http://www.ecologie-pratique.org/mediagallery/album.php?aid=1269&sort=0

 

Pour aller plus loin, un site spécilisé avec photos et vidéos ainis qu'un livre sont à votre disposition sur le lien suivant : 
http://www.ecologie-pratique.org/article.php/Construire-son-poele-de-masse

L'Hydromel, la première boisson alcoolisée

L'hydromel appelé chouchen en breton, est du vin de miel. C'était très certainement la première boisson alcoolisée bues par nos ancètres.


Ingrédients :
100 grammes de miel par litre d'eau.
Désinfectez le matériel avant toute chose.
Il y a de nombreuses techniques, méthodes et variantes, toutefois ce qui suit est une base.
Mélangez le miel et l'eau et faites fermenter le tout en ajoutant le jus d'un ou deux citrons (l'acidité permet aux bactéries de mieux se développer).
Suivant les goûts et les disponibilités ajoutez quelques pommes écrasées, du gingembre, des clous de giroffles, du thé, de l'essence de vanelle, des framboises,etc...

Faites chauffer le mélange à feu doux, jusqu'à ce qu'il ait pris une bonne consistance.
Laisser bouillir jusqu'à ce que le mélange soit réduit d'un quart
environ. On appelle cela le moût.
Prenez soin de bien écumer le liquide durant l'ébullition.
Puis passez-le au tamis.
Lorsque le mélange est devenu tiède, ajoutez éventuellement un peu de levure à pain pour accélérer le processus et laissez fermenter au moins une journée. La fermentation est produite par des levures endogènes présentes dans le miel. On peut considérer que le processus est terminé quand la mousse blanche commence à retomber.
Verser le résultat dans un tonneau de bois après une nouvelle filtration.
Si vous n'avez pas de tonneau, pour reproduire ses effets ajoutez des petits morceaux de chêne dans la bouteille. Bouchez l'orifice avec une gaze stérile ou un simple linge pour laisser respirer le dégagement de gaz carbonique sinon gare à l'explosion de vos bouteilles !

Au bout de 2-3 mois(quand le mélange a totalement finit de pétiller), filtrer une dernière fois avec des filtres à café (c'est un peu long a faire) et mettre en bouteille.
L'hydromel est buvable tout de suite, mais se bonifie avec le temps
Autrefois, on posait le baril au coin d'une cheminée, dans laquelle il fallait entretenir un petit feu jour et nuit...
Il peut servir à faire du vinaigre legèrement sucré.

La cheminée

Atout indispensable pour l'autonomie en matière de chauffage, l'installation d'une cheminée nécessite une réflexion complète. Autrefois l'âtre était le point central de la maison : il était nécessaire pour cuisiner et pour s'éclairer le soir en racontant des histoires... Malheureusement les flammes chauffaient bien souvent le visage et les mains en ayant froid dans le dos.

Aujourd'hui grâce aux inserts, aux extracteurs et récupérateurs de chaleur, les techniques et les résultats ont bien évolué. En terme économique, le choix entre un foyer ouvert (cheminée traditionnelle) et un foyer fermé (avec un insert) est indiscutable. Un insert chauffe 5 à 7 fois mieux qu'une cheminée traditionnelle, près de 70 % de la chaleur produite peut être récupérée pour le chauffage.    

S'il est encore possible de prévoir son implantation, veillez à choisir un point central pour son installation. Si vous placez votre cheminée contre un mur extérieur vous chaufferez en partie l'extérieur; si c'est possible il est préférable de choisir un point plus central. Si la pose sur un mur extérieur est nécessaire, veillez à placer entre le mur et la cheminée un panneau réflecteur de la chaleur.
La plupart des foyers sont placé à 30 ou 40 cm de hauteur; si vous en avez le choix et la possibilité, installez la base de l'insert à 50 ou 60 cm de hauteur, vous disposerez de plus d'espace en dessous pour stocker du bois mais vous aurez aussi moins à vous pencher pour l'alimenter et la flamme sera plus à hauteur des yeux.  

Il faut pouvoir créer les conduits qui vont permettre d'acheminer l'air chaud vers les pièces excentrées en utilisant les combles ou les vides sanitaires.
Dans les vielles maisons si vous n'avez pas de vide sanitaire mais que vous avez de l'espace, n'hésitez pas à doubler vos murs pour faire passer vos gaines de ventilation. Le doublage peut se faire par le bas avec une cloison à mi hauteur qui pourrait être esthétique et servir d'étagère ou créer des niches qui pourraient être utiles pour votre décoration. Si vous manquez de surface, voyez si vous pouvez exploiter les angles de vos plafonds en imaginant une corniche géante.
Si vous avez peu de place, mais des hauts plafonds, la solution peut être de réaliser un plancher surélevé qui pourrait alors accueillir les gaines et une isolation supplémentaire par le sol.
Dans tous les cas, une bonne installation avec un ou deux extracteurs d'air chaud permet de chauffer l'intégralité d'une maison de 150 m2.
Un extracteur consomme 100 watts alors qu'il propulse 300 à 500 m3 par heure. Du fait de la faible consommation électrique il est possible d'assurer l'autonomie.  

Les inserts sont généralement fabriqués avec des pièces métalliques lourdes et épaisses. Plus il y aura de masse autour de votre cheminée (pierres, fonte ou réserve d'eau) plus ces éléments pourront stocker les calories et les restituer la nuit lorsque la cheminée n'est plus alimentée. Si vous en avez la place et la possibilité, n'hésitez pas à utiliser un mètre cube d'espace autour de la cheminée pour y stocker vos masses.

En attendant la cogénération (production d'électricité par la chaleur), si vous en avez les capacités techniques où les moyens financiers, il est possible également d'exploiter votre cheminée pendant l'hiver en tant que productrice d'eau chaude (quand le chauffe eau solaire est moins efficace). Il existe des chaudières de cheminée (insert avec production d'eau chaude pour le chauffage central). Attention, veillez à réaliser un vase d'expansion pour pouvoir l'utiliser.  Faites vous aidfer ou conseillé par un pro car de telles installations peuvent être dangereuses si elles ne sont pas réalisées comme elles doivent l'être. 

N'hésitez pas à créer des grands volumes pour pouvoir accueillir une petite partie de votre stock de bois.   En dehors de l'espace de stockage à proximité immédiate de la cheminée, les contraintes se limitent à un espace de stockage minimal d’une ou deux cordes de bois, plus si l’on dispose de dépendances suffisantes.  
(Une corde = 3,65 stères et Une stère = 1mètres cube.)

Où trouver votre combustible ?
En milieu rural, le problème ne se pose pas ou presque. En milieu urbain ou en périphérie, si vous souhaitez faire des économies de bouts de chandelles, soyez à l'affût de tous ce qui est jeté : palettes, meubles, cagettes etc... Si vous avez la place ou l'envie, n'hésitez pas à stocker tout au long de l'année tous les déchets secs susceptibles de brûler et pour lesquels vous éviterez de faire déborder votre poubelle (papiers, cartons...)
Attention à ramoner plus fréquement votre cheminée si vous utilisez des combustibles tels que du pin et autres aglomérés car ils produisent des résidus qui peuvent encrasser votre conduit de cheminée.
Si vous bénéficiez d'une zone de bois à couper, faites le en hiver quand vos arbres sont dépourvus de feuilles car leur sève n'est pas remontée, le temps de sèchage sera plus court.

Vous pouvez également vous rapprocher des jardiniers professionnels de votre secteur, ils ont parfois des arbres à couper et donc du bois à évacuer. Certains pourront même vous le livrer gratuitement pour éviter les lourdes charges qui pèsent sur les entreprises qui évacuent leurs déchets végétaux, même s'ils peuvent être énergétiquement intéressants.
Si vous achetez votre bois, un bois bien sec (2 ans et +) évite l'encrassement de votre conduit de plus, il chauffe mieux et pollue moins.
Les bois durs de type chêne sont plus durables et énergétique. En clair, lorsque vous mettez une bûche de chêne ou d'olivier le soir en vous couchant, vous aurez plus de chance de retrouver des braises le lendemain.    

Pensez à mettre votre bois à l'abri avant les pluies de septembre octobre...

Investissements indispensables pour gérer votre bois de chauffage :
- Un fer à fendre les bûches ou le fer d'une grosse hache (indispensable).
- Une hache à deux mains
- Une scie à une main pour les petits bois
- Une scie à deux mains pour les gros troncs.
- Un chevalet que vous pourrez confectionner vous même.

Vous pouvez bénéficier d'un crédit d'impôt de 25% ou 40% de la valeur du matériel (pas la pose) , car l'insert est considéré comme un moyen de chauffage écologique.  

Si vous utilisez quotidiennement votre cheminée, pensez à enlever chaque jour la cendre générée.
Deux intérêts à cela :
- Vous permettez une meilleure ventilation du feu.
- vous pouvez récupérer les cendres pour :
       - Faire votre produit lessive.
       - Utiliser la cendre pour un apport en potasse dans votre jardin.
       - Faire des barrières naturelles contre les escargots

En tamisant les cendres vous pouvez séparer les morceaux de charbon de bois qui pourront vous servir l'été pour les barbecues.  

Veillez chaque année à faire ramoner votre cheminée par un professionnel pour être couvert par votre assurance. Prévoyez toutefois d'acheter un kit de ramonage, ce n'est pas très onéreux et pourrait vous être utile le jour ou votre assureur n'assurera plus.... 

Un petit truc pour nettoyer la vitre de votre insert : utilisez du papier journal humide trempé dans de la cendre fine, c'est très efficace.